Plantation du jardin-forêt : phase 1, la canopée

par | Août 20, 2020 | Jardin-forêt | 0 commentaires

Novembre 2019 : la plantation du jardin-forêt commence après une intense phase de conception. Elle va se poursuivre jusqu’en février 2020. D’abord en famille, puis aidés d’amis au dos solide.

Les outils : une pelle, une brouette, un sécateur et une tondeuse !

Nous avons testé plusieurs variantes répondant à des objectifs différents.

Implantation “rapide” de légumes perpétuels

En novembre-décembre, une première tranche de 20m linéaires a été plantée sur la bande extérieure du jardin-forêt.

Objectif : disposer dès le printemps 2021 d’une zone prête à accueillir les strates basses (légumes perpétuels et couvre sol).

 Le sol dans cette partie est le plus pauvre du jardin-forêt : 10-20 cm de terre limoneuse correcte précèdent une couche de grave et de galets, sans doute l’ancien lit de la rivière. Plus qu’ailleurs, il était important de ne pas toucher ce sol déjà très fragile ; il était aussi important de réaliser un apport massif de matière organique qui sera progressivement incorporée.

Nous avons donc tondu la zone, disposé des cartons sur toute la surface puis recouvert de fumier et enfin de 20 cm de foin ou de feuilles.

La plantation elle-même a été réalisée comme pour les autres arbres : voir plus bas.

Premier constat : en mai, juin 2020, l’herbe commence à traverser le carton et le paillage. Elle pousse même très bien dans le fumier, merci pour elle !

Nous décidons donc de recouvrir la zone d’une bâche prélevée dans la haie coupe vent. Cela règle la question de l’entretien de la zone et nous permet même de planter nos restes de plants de légumes : melons, tomates, aubergines, courgettes et autres potimarron, butternut …

Un jardin-forêt : naturellement !

L’essentiel du jardin-forêt est planté en février 2020.

Nous réunissons une équipe de choc pour planter les arbres du jardin-forêt et ceux de la forêt jardin.

Il s’agit pour l’essentiel de porte-greffe plantés en racines nues, d’arbres fixateurs d’azote ou d’arbres poussant localement, comme des charmes ou des noisetiers. Voir l’article /conception-jardin-foret-du-chambon/ pour plus de détails.

Objectif : développer naturellement, simplement et rapidement une ambiance forestière.

Les arbres sont le plus petit possible pour renforcer les chances de reprise, améliorer leur acclimatation et diminuer le coût du projet.

Ils sont plantés très densément, tous les 1m50 en moyenne, en alternant, arbres fruitiers principaux et arbres de services.

Méthode de plantation

Objectifs : ne pas bouleverser le sol, simplifier la plantation et l’entretien futur des arbres en assurant une croissance satisfaisante.

Voici la méthode retenue :

  • ne pas travailler le sol ;
  • tondre les cercles sur lesquels seront plantés les arbres pour faciliter la plantation ;
  • faire un trou de 40*40*40 cm environ en commençant par enlever la couche d’herbe de 10 cm et en conservant le plus de terre possible ; les bords du trous sont “cassés” le plus possible pour faciliter le développement racinaire et éviter la formation d’un “pot” ;
  • praliner les racines des arbres plantés en racines nues : le mélange dans lequel nous trempons les racines est constitué de terre, de fumier de vache (car c’est ce que nous avons) et d’eau ;
  • planter en positionnant le collet au niveau final du sol ;
  • compléter avec de la terre pour arriver légèrement en dessous du niveau du sol.
  • pailler :
    • avec une couche de fumier plus ou moins décomposée ou de compost,
    • puis avec de la paille, du foin ou avec la tonte réalisée au préalable,
    • le paillage sera complété en juin/juillet par l’herbe fauchée le plus proche possible des arbres ;
  • arroser : 10 litres par arbre à la plantation. Nous avons arrosé deux fois en juin/juillet car le début d’été fut très sec.

Résultats partiels

En août 2020, les arbres sont très beaux : il n’ont que peu souffert de la canicule et de la sécheresse grâce au paillage et aux 2 arrosages. Seuls 2 ou 3 arbres sont apparemment morts : le premier arrosage est arrivé quelques jours trop tard sans doute.

Le paillage a aussi empêché l’herbe de repousser au pied des jeunes arbres.

L’herbe qui a poussé autour des arbres, dans les allées et autour du jardin-forêt a été presque suffisante pour compléter le paillage initial.

Prochaines étapes :

  • protéger les arbres les plus fragiles pour les préparer à passer l’hiver ;
  • ne rien faire et laisser pousser les arbres : ça c’est facile !
  • dans un ou deux ans, commencer à préparer l’implantation des strates inférieures : arbustes et surtout légumes perpétuels.

Novembre – Décembre 2019

Février 2020

Août 2020

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